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Index de l’égalité professionnelle : résultats en Grand Est

Publié le 13 mars 2026 | Dernière mise à jour le 16 mars 2026

Chaque année au 1er mars, les entreprises de 50 salariés et plus doivent calculer et publier un index mesurant l’égalité professionnelle au sein de leur structure.
 

Index de l’égalité professionnelle : résultats en Grand Est

Les indicateurs en Grand Est

Visant à faire progresser l’égalité salariale au sein des entreprises, l’index permet de mesurer de façon objective les écarts de rémunération et de situation entre les femmes et les hommes, tout en mettant en évidence leurs points de progression, un total de 75/100 sur l’ensemble des indicateurs devant être atteint. Il impose des mesures de correction si nécessaire.

Les résultats de l’index sont en progression depuis sa mise en place en 2019 pour les entreprises de plus de 250 salariés, et 2020 pour les entreprises à partir de 50 salariés, ce qui témoigne de l’efficacité du dispositif et de sa bonne appropriation par les entreprises.

Au 12 mars 2026, 88,1 % des entreprises concernées en Grand Est ont publié leur note, confirmant l’augmentation continue depuis plusieurs années.

La note moyenne déclarée par les entreprises est en légère baisse avec 88/100 en 2026 (contre 89 /100 en 2025). Elle a cependant augmenté de 4 points depuis 2020 (84/100).

93 % des entreprises ont une note égale ou supérieure à 75/100, proportion similaire aux années précédentes. 39 entreprises obtiennent la note maximale de 100/100.

Déclarations Loi Rixain

Afin d’accélérer la participation des femmes à la vie économique et professionnelle, la loi du 24 décembre 2021, dite Loi Rixain, visant à accélérer l’égalité économique et professionnelle a instauré un quota de parité femmes-hommes parmi les cadres dirigeants et les membres des instances dirigeantes des entreprises de 1 000 salariés et plus.

Les entreprises qui emploient au moins 1 000 salariés pour le troisième exercice consécutif ont l’obligation, depuis 2022, de publier annuellement, sur leur site internet, les écarts éventuels de représentation entre les femmes et les hommes parmi, d’une part, les cadres dirigeants et, d’autre part, les membres des instances dirigeantes.

Ces entreprises doivent atteindre un objectif chiffré en matière de représentation femmes-hommes :
  • d’une part, parmi les cadres dirigeants
  • et d’autre part, de manière graduée, parmi les membres des instances dirigeantes, avec un palier intermédiaire de 30 % de personnes de chaque sexe applicable depuis cette année et un objectif final de 40 % à atteindre au 1er mars 2029, sous peine de pénalité financière.

Au 12 mars 2026, 24% des entreprises en Grand Est comptent 40 % ou plus de femmes parmi leurs cadres dirigeants (contre 9 % en 2022) et 16 % des entreprises comptent plus de 40 % de femmes dans les instances dirigeantes (contre 9 % en 2022).

De réelles avancées ont été obtenues grâce à cet effort de transparence des entreprises permettant d’améliorer les conditions de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
Plusieurs actions restent néanmoins à mener, en particulier pour atteindre l’égalité salariale réelle.

La transposition à venir de la directive européenne du 10 mai 2023 visant à renforcer l’application du principe de l’égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes pour un même travail ou un travail de même valeur par la transparence des rémunérations, permettra de renforcer l’ambition sur le sujet.

L’action de l’inspection du travail

Le contrôle du respect de leurs obligations par les entreprises en matière de mise en place de l’index et de résultats est une priorité de l’inspection du travail.

Une action de sensibilisation a été menée auprès des entreprises ayant déclaré un indicateur avec la note de 0 pendant deux années consécutives, afin de leur rappeler l’obligation de mettre en place des mesures de correction ou de progression, leur permettant de réduire les inégalités salariales dans leur entreprise.

En complément de cette action sur l’index, une cinquantaine d’entreprises a été mise en demeure de se mettre en conformité avec son obligation de négocier et mettre en place un accord, ou à défaut un plan d’action, en matière d’égalité professionnelle.

12 demandes de pénalité financière ont été instruites en 2025.

Le montant de ces pénalités financières peut représenter jusqu’à 1 % de la masse salariale.

En savoir plus :

 Retrouvez toutes les publications des entreprises ici : Egapro (travail.gouv.fr).
 Pour en savoir plus sur l’égalité professionnelle Femmes-Hommes : site du ministère du Travail, de la Santé ,des Solidarités et des Familles
 Le communiqué de presse national : ICI